Et voilà. Tous les lycéens n'en sont que trop au courant : APB, c'est officiellement terminé depuis quelques jours (avant de mieux reprendre dans quelques mois, pas d'inquiétudes!).

Orientation

Bien que je me doute que la plupart d'entre vous ne sont plus concernés directement par toutes ces petites procédures d'orientation, je me suis dit qu'au fond, le problème avec ce fameux choix, se résumait en une question : Qui suis-je ?
Faire ses choix : tout est sous contrôle

J'ai toujours pensé que, pour ma part, l'orientation, c'était plié. J'avais toujours eu tellement d'idées! Journaliste, juge d'instruction, psychologue, avocate... Et, sur le site, c'est la profusion de formations qui me tendent les bras : je m'inscris en psycho, c'est obligé. Allez, je glisse une petite licence de com'. Et me voilà, à regarder toutes les licences possibles, même celles qui m'attirent autant que de m'arracher les deux bras. Tout est envisageable. Tout est possible. Tout est à portée de clics.

Valider : le moment du doute

Sauf que voilà, la date de fin des voeux se rapproche et avec elle, la perspective de la validation. Autrement, ordonner et confirmer. Et là, THE question que se pose tout grand stressé tel que moi "Ai-je fait le bon choix ?". J'ai validé psycho. J'aime beaucoup la psychologie et c'est un domaine qui m'attire. Mais ai-je vraiment envie de passer ma vie comme psychologue ? Je ne vais pas finir par scratcher un boulon ? Et la licence de com', je la laisse : allez, je la laisse au cas où. Et pourquoi j'ai renoncé au concours Sciences Po ? Si ça se trouve, c'était ça ma voie.

Et face à ce foisonnement de questions, viennent les réponses d'adultes qui paraissent si simples mais sont si compliquées "Fais ce que tu aimes" ou encore "Vérifie bien les débouchés", "Fais ce qui te correspond en tant que personne". Mais si seulement c'était si simple! Je veux dire, j'adore les pommes, mais j'aime aussi les poires, et je ne me verrai pas manger des pommes toute ma vie! Autrement dit, ça y est, il faut choisir. Le fameux choix dont on nous rabat les oreilles depuis le début de notre scolarité, le fruit d'une course effrénée de forum de l'orientation en test de personnalité. Et tout ça pour quoi ? Pour ne pas savoir beaucoup plus à la fin!

N'en ferait-on pas tout un fromage ?

Je me suis posé la question récemment : combien d'adultes ont un travail en correspondance exacte avec leurs études ? Certains, certes (c'est sûr qu'on ne va pas s'improviser médecin parce qu'on a une bonne tête!) mais d'autres ont dérivé vers d'autres domaines. C'est bien la preuve que c'est possible. Et si la clé, c'était non pas de savoir qui on est et de faire le bon choix à 17 ans mais plutôt d'assumer son choix et d'avoir confiance en celui que l'on va devenir ?

Allez, chers co-lycéens, courage! On fait confiance au destin et on valide.