Il faut le savoir ; je suis une toxico des magazines. Je lis un peu de tout : des trucs avouables (Sciences & Vie, Elle, L'Etudiant, Le Monde...) jusqu'aux profondeurs de l'inavouable (Oops, Closer, Public... Tout y passe!). Je précise que ma préférence va aux magazines féminins comme Cosmopolitan, ma bible (Hé, chacun sa religion!). Bref, j'ai un avis extrêmement ciselé sur la question. Et sachez que certaines choses m'énervent profondément dans la presse. Mais, en bon mouton de panurge (J'ai un truc avec ces moutons, je n'arrête pas de les citer!), je continue ma lecture semaine après semaine.

Néanmoins, il faut que ça sorte! Et c'est pour ça que je vous propose aujourd'hui en exclusivité (Oops et Le Monde se sont battus pour ma chronique, mais j'ai préféré le free-lance sur mon blog, c'est plus intime, non ?) les 15 choses qui m'énervent dans la presse.

1) L'exagération : On le sait, le but c'est de vendre. Sauf qu'à force de suivre des buts commerciaux, on finit par nous vendre n'importe quelle anecdote comme l'évènement du siècle. Angelina Jolie a pris un peu de ventre. Elle est enceinte! Et si son bébé ne s'entendait pas avec sa tribu ? Et les journaux titrent "L'enfant indésirable", "Survivra-t-il ?", "Et si Angelina avait commis une terrible erreur ?" Sérieusement, arrêtons. Imaginez dans la vie de tous les jours, vous saluez un ami dans la rue et 2h après, en gros titre "Sort-*avec ce mystérieux inconnu?", "Une amour clandestine avec un ex-détenu", "Et si une poignée de main cachait un enfant illégitime?".

2) L'hypocrisie écologique : D'accord, prendre une douche au lieu d'un bain c'est bien. Certes, il faut trier ses déchets. Oui, mais arrêter de lire la presse pour sauver des arbres, aucun magazine ne l'a suggéré pour le moment ? Allez, je vous donne l'idée, c'est cadeau!

3) L'em*erdeur du courrier des lecteurs : "Bonjour, il me semble que dans votre dernier numéro (n°1134) à la ligne 114 de la page 26, vous ayez fait une coquille. Vous avez écrit "Je m'y suis promené" au lieu de "Je m'y suis promené". Or, voyez-vous lorsque que le complément d'objet direct précède le verbe alors il s'accorde...". Signé : Monsieur je n'ai pas de vie alors je cherche les erreurs grammaticales dans les magazines.

4) Le conformisme : Vous l'aurez sûrement déjà remarqué mais lorsque qu'une nouvelle d'envergure internationale (Par exemple, Justin Bieber se serait-il fait un nouveau tatouage ? ou Qui a été dans le lit de DSK ?), tout le monde s'en empare, et titre la même chose. Un peu d'originalité, quoi!

5) La page de BD esseulée : Donnez-nous en plus! C'est le meilleur moment du magazine. Dites-moi : pourquoi 50 pages de pub et une seule pauvre page de BD ?

Crédit : Soledad.

6) Les 20 pages de "bonnes adresses" où personne n'a le temps d'aller : Arrêtez vous un moment et réfléchissez : combien de ces "fabuleux bars à huîtres" et "immanquables musées de la St Jacques" avez vous visité dans la réalité ?

7) Les questions sans réponse : Si notre consommation de revues frôle l'overdose, c'est que bien (trop) souvent, les unes sont alléchantes "Où sera la France dans 20 ans ?" "Pourquoi êtes vous toujours célibataire ?". Mais quasiment toujours, les articles se contentent d'enchaîner les lieux communs et les banalités sans jamais répondre à leur propre question. Ainsi, quand j'achète ces magazines, j'ai l'impression d'avoir agi aussi inutilement que si j'avais envoyé "AMOUR" au 81500.

8) Les mannequins : Non, je ne vais pas me lancer dans le sujet des mannequins squelettiques (beaucoup s'en chargeront à ma place!). Je dénonce plutôt ces photos de filles qui, au saut du lit, ont le teint frais, les pommettes rosées, des yeux de biches et des lèvres douces. Non, une vraie fille au saut du lit, ça fait peur. Ou bien, c'est juste moi ? ;)

9) Les recettes mensongères : Déjà la "forêt noire pâtissière inratable", je devais être bien crédule pour avaler ça. Mais vous n'allez tout de même pas me faire croire que cette espèce de ruine chocolateuse où se battent en duel quelques misérables cerises était censée ressembler à cet empilage savamment orchestré de crème aérée et de chocolat mousseux ? Note pour plus tard : comme les mannequins, les gâteaux rendent toujours mieux sur papier glacé.

10) Les astuces peu astucieuses du Dr Love : Oui, il y en a toujours un, avec un nom toujours plus rocambolesque, qui prétend pouvoir tout arranger en quelques lignes. Ses brillants conseils : Votre mari ne vous parle pas ? Parlez-lui! Vous vous trouvez laide ? Vous l'êtes certainement! Bon, je caricature un peu mais citez moi une personne dont la vie a été transcendée par le Dr Love ? Aaah, on rigole moins maintenant!

11) Les fringues qui coûte un bras (ou deux!): D'accord, la dernière collection de Chanel est très jolie. Et oui, cette nouvelle Rolex est très raffinée. Mais vous êtes vraiment obligés de nous balancer 40 pages de pub et de shooting mode avec des vêtements qui coûte un an de salaire ?

 

Miranda-Kerr_Grazia_2009-01 Tenue hors de prix et impossible à assumer même pour un mannequin! Merci quand même..

Crédit : Grazia.

 

12) A Paris tu vivras : Combien de magazines nationaux se bornent à proposer de bonnes adresses uniquement dans la capitale ? Sachez, chers rédacteurs, qu'aussi bizarre que ça puisse paraître, la France ne s'arrête pas au périphérique!

13) Le "je-retourne-ma-vestisme" : Disons que les magazines féminins possèdent deux modèles de couverture. Le "Acceptez-vous comme vous êtes et faites vous plaisir" tout de suite suivi du "Perdez ces 3kg disgracieux avant l'été". Faudrait savoir, je n'ai même pas eu le temps de finir cet éclair au chocolat supra-calorique que déjà le vent a tourné.

14) Les témoignages "bizarro-glauques" : C'est peut-être vrai que vous "êtes un vampire qui boit le sang de son compagnon" ou que vous "

15) Les jeux concours où tu gagnes jamais : Non, n'envoyez pas "beauté" au 78500 pour gagner cet adorable sac à main Lancel. Je sais, c'est un attrape-nigaud. Mais je suis faible, les amis, je suis faible !

Bref, après tout ça, on pourrait penser que je vais déclarer un boycott anti-presse. Et non! Je continue à la lire consciencieusement (beaucoup trop) régulièrement. Contradiction, quand tu nous tiens !